Flânerie en paysage mobile / création

La prise en compte des jeunesses dans la vie culturelle et artistique est un enjeu qui nous anime. Les pratiques culturelles sont en train de se modifier, le spectacle vivant se mêle aux formes hybrides et numériques, et les jeunes se situent dans des temps et des espaces qui nous échappent. Nous souhaitons aller à leur rencontre afin de les comprendre et de leur donner la parole pour les entendre.

C’est la bourse « En recherche » attribuée à Magali Chabroud par Eclats – CNAREP d’Aurillac, qui a permis d’initier ce nouveau projet en lui permettant, au cours d’entretiens, de creuser avec des 16-25 ans quelques questionnements, parmi lesquels : Qu’est-ce que ça change dans la réceptivité d’un spectateur de vivre avec un téléphone portable ? En quoi les jeunes pourraient définir la contribution de leur smartphone à la construction de leur identité, à la constitution de leur autonomie ?

Dès lors s’est imposé un parti pris : la jeunesse n’est pas l’objet de la création, les jeunes en sont les protagonistes. Ce positionnement de projet implique une écriture collaborative, à partir des contenus réels de leur smartphone, mais aussi, en se reliant à la notion d’espace public (numérique et physique), une réécriture contextuelle aux territoires de « diffusion ». De ce fait, il semblait évident d’inscrire cette création dans une typologie de projet spécifique : le projet de territoire.

 

Ce projet intitulé Flânerie en paysage mobile (miroir tendu à la jeunesse) se veut un portrait des jeunesses d’aujourd’hui. Le format final proposera aux spectateur.trice.s une installation numérique, évocation chorale des jeunesses suivi d’une déambulation géolocalisée, balade solitaire sous casque sur les pas et à travers le regard d’un personnage-guide, figure d’une jeunesse.

Plus globalement, Flânerie sera le 1er volet d’un dytique sur la jeunesse. Il sera succédé d’un spectacle, une fiction prospective qui proposerait de s’entrainer à apprivoiser l’avenir. Flânerie, grâce à son format collaboratif sera aussi une façon d’écrire le 2ème volet, en étant imprégné des rencontres et univers auxquels les jeunesses nous auront donné accès. Un projet d’envergure qui nous occupe déjà et va se déployer jusqu’à 2026.